Document sans titre
 

Fil RSS Souscrire au fil RSS

 
 
Loi du 11 février 2005
Présentation
L’Unisda (Union nationale pour l’Insertion Sociale du Déficient Auditif) fédère les principales associations représentatives des publics de personnes sourdes ou malentendantes qui (...)
 
 
Dernière mise à jour :
6 juin 2018


 

Accessibilité téléphonique : dépêche de l’AFP du 30 mars 2007

Les sourds et malentendants veulent pouvoir téléphoner comme tout le monde
Par Martine Veron

Paris, 30 mars 2007 (AFP) - « Prendre un rendez-vous, discuter avec le professeur de son enfant ou un client au téléphone est un "droit", estiment les associations de sourds et malentendants, qui réclament l’installation de "centres-relais" avec des traducteurs, comme il en existe déj dans plusieurs pays.

Pour Jérémie Boroy, président de l’Union nationale pour l’insertion sociale des déficients auditifs (Unisda), "le téléphone est aujourd’hui un outil indispensable  tous. Pour les sourds, ne pas pouvoir téléphoner est un vrai handicap".

L’Unisda, qui a fait de l’accès au téléphone et aux programmes télévisés ses priorités, a invité les candidats  la présidentielle cette semaine  Paris  tester des dispositifs expérimentaux de "centres-relais". Les représentants de Ségolène Royal (PS) et de François Bayrou (UDF) se sont déplacés.

"Dans certains pays, comme les Etats-Unis, la Suède, il est normal de voir des sourds avocats ou responsables en entreprise", affirme Jérémie Boroy, "dans les pays où les centres-relais marchent, la place des sourds a changé radicalement".

SMS, courrier électronique, messageries instantanées, les sourds ont recours  ces palliatifs, mais cela ne remplace pas la conversation directe au téléphone. Dans beaucoup de situations, communications avec la famille, les services publics, les commerces, ou pour appeler en urgence, les sourds ne sont pas autonomes.

Beaucoup d’employeurs par ailleurs sont encore réticents  embaucher une personne sourde, même qualifiée, du fait de ses difficultés  se servir du téléphone.

Le dispositif de "centre-relais" est au point : par écrit sur le clavier d’un ordinateur, ou en langue des signes par webcamera, la personne sourde contacte un centre-relais où un traducteur prend en charge l’appel, contacte en temps réel le correspondant, lui explique qu’il s’agit d’un appel d’une personne sourde et traduit simultanément la conversation.

Mais son financement reste  définir, l’Unisda estimant essentiel que l’implantation soit générale sur tout le territoire et accessible  tous.

L’exemple des Etats-Unis est avancé, où une taxe est prélevée sur la facture des abonnés au téléphone, autour de 2 dollars par an, précise Jérémie Boroy, qui reconnaît cependant qu’il faut une "volonté politique" forte pour aboutir et convaincre les opérateurs de téléphonie.

"L’idée est intéressante, mais c’est compliqué au niveau du financement, de l’harmonisation des normes, il faut que les pouvoirs publics s’engagent", a réagi Jean-Marie Danjou, délégué général de l’Association française des opérateurs mobiles (Afom), après avoir testé le dispositif.

La loi Handicap de février 2005 a franchi un premier pas, en instituant une obligation de mise en accessibilité des services téléphoniques d’urgence et de communication publique, mais son application reste  définir.

L’Unisda souhaite que la France généralise cette obligation,  l’image de l’"Americain with Disabilities Act" (ADA) votée aux Etats-Unis en 1990.

Le public concerné représente quelque 500.000 personnes, dont le handicap, souligne l’Unisda, souffre "d’invisibilité".

Selon Websourd, société dédiée aux techniques d’accès  la communication des sourds, l’illettrisme concerne 60  80% de cette population et un sourd sur deux en âge de travailler est au chômage.

Quelque 150.000 sourds et autant d’entendants (amis, famille ...) pratiquent la langue des signes, dont l’usage tend  augmenter régulièrement.  »


 

 

Document sans titre

©2005-2013 - UNISDA - 37-39, rue Saint-Sébastien - 75011 PARIS | Tél. : 01.44.07.22.59 Contacts
Réalisé par Etrecreatif