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Loi du 11 février 2005
Présentation
L’Unisda (Union nationale pour l’Insertion Sociale du Déficient Auditif) fédère les principales associations représentatives des publics de personnes sourdes ou malentendantes qui (...)
 
 
Dernière mise à jour :
6 juin 2018


 

Fiche 12 - Développer les métiers de l’accessibilité pour les personnes sourdes ou malentendantes

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Développer les métiers de l’accessibilité pour les personnes sourdes ou malentendantes

1. Constat

Suivant l’importance de sa surdité, une personne peut être en grande difficulté voire dans l’impossibilité de communiquer dans le cadre de sa vie quotidienne, dans le cadre de ses études, de ses activités professionnelles, de ses démarches administratives …

Des professions se sont créées pour permettre l’accessibilité : interprète en langue des signes française (LSF), codeurs en langage parlé complété (LPC), vélotypistes chargés de retranscrire en notes extrêmement rapides les échanges oraux (réunions, colloques), sous-titreurs adaptateurs.

Les interprètes en LSF et les codeurs sont inscrits dans la convention collective des établissements et services médico-sociaux. On dénombre aujourd’hui 280 interprètes.
Pour les interprètes, il existe des diplômes d’université, licences ou masters d’interprétariat en LSF dont les cursus de formation sont organises dans les universités suivantes : Paris 3, Paris 8, Lille 3, Aix-en-Provence 1, Rouen, Grenoble 3, E.S.I.T Dauphine, IUP de Toulouse.
Pour les codeurs en langage parlé complété, il existe une licence professionnelle. Le champ est plus restreint dans la mesure où seules deux universités organisent cette formation (Lyon 1, Paris 6). Les vélotypistes sont formés par les entreprises qui les mettent  disposition des organisateurs de réunions, congrès, etc.

Les différents moyens et méthodes qui permettent aux personnes sourdes de participer  la vie sociale au sein des divers groupes humains qui constituent la communauté nationale restent très fortement marqués par des approches professionnelles liées  des interventions de type conférences. La dénomination même du métier d’interprète en LSF renvoie davantage  l’équivalent bilingue ou trilingue dans les organismes internationaux qu’ des situations relevant du quotidien des personnes sourdes. Quoique fondant leur action sur une image et des représentations différentes, les codeurs en LPC, les vélotypistes s’apparentent  cette démarche et demande de reconnaissance professionnelle.
Le déploiement des actions prévues dans ce plan accroîtront les sollicitations vers les interprètes LSF et autres professionnels.

En dehors de ceux-ci, on assiste  l’émergence d’intervenants divers (« interface  », « médiateur  »…) pour lesquels il n’existe pas actuellement de garanties en termes de formation ni de réel cadrage de leur métier et dont les profils sont très divers. Il convient de cadrer les interventions de ces professionnels, afin qu’ils ne viennent pas en substitution d’intervenants plus qualifiés.
Pour s’inscrire dans la philosophie de la loi du 11 février 2005 il convient d’identifier les besoins des personnes et tenter d’y répondre en formant des professionnels ou en ajustant et assouplissant les réponses du milieu et des individus formés aux différentes techniques.

2. Objectifs

Mettre  la disposition des personnes sourdes les personnes formées aux différentes techniques de communication pour leur permettre de participer  la vie sociale.

3. Mesures

Mesure 50 : Lancement d’une étude en septembre 2010 afin :
- d’évaluer les besoins en compétence en matière d’accessibilité dans les domaines suivants : scolarisation et études supérieures, accessibilité professionnelle, relations avec les services publics, participation  la vie sociale, centres relais téléphoniques, télévision, cadre bâti, etc.
- d’Identifier les métiers et des formations  développer pour satisfaire ces besoins en compétence : ce travail pourrait déboucher sur la reconnaissance formelle de nouveaux métiers et/ou sur la rédaction de référentiels de formation des professionnels "de droit commun" aux spécificités de l’accessibilité pour les personnes sourdes.

- Pilote : Ministère de l’emploi
- Acteurs : Ministères chargés de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur, de la solidarité, Pôle Emploi, Conférence des présidents d’université, Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs, Conférence des grandes écoles.
- Budget : 150 000 €

Mesure 51 : Elaborer un plan d’action conjoncturel de formation de 20 interprètes LSF et de 10 vélotypistes par an pour les années 2010 et 2011. Ce plan mobilisera prioritairement les moyens de formation  disposition de Pôle emploi
- Pilote : Ministère de l’emploi
- Acteurs : Ministères chargés des formations d’enseignement supérieur, de l’emploi, de la solidarité, Pôle Emploi, Conférence des présidents d’université
- Partenaires : régions, OPCA, AGEFIPH, FIPHFP

Mesure 52 : Elaboration en janvier 2012 d’un schéma pluri annuel des formations
- Pilote : Ministère de l’emploi
- Acteurs : Ministères chargés de l’Education nationale, de l’emploi, de la solidarité, Pôle Emploi, Conférence des présidents d’université
- Partenaires : régions, OPCA, CNSA, AGEFIPH, FIPHFP


- fiche précédente

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