Intervention de Patrick Gohet, délégué interministériel aux Personnes handicapées

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Intervention de Patrick Gohet, délégué interministériel aux Personnes handicapées

Conférence de l’Unisda du 22 février 2008 sur les appels d’urgence
Texte issu de la transcription écrite simultanée par vélotypie

Je voudrais saluer chacune et chacun d’entre vous, remercier Monsieur Boroy pour son invitation et féliciter l’UNISDA pour son initiative.

L’inventaire que vous avez réalisé est utile. Il révèle plusieurs choses. La première, c’est que cette évolution sur ce dossier-là est trop lente. Il y a une attente que vous avez exprimée à plusieurs reprises, et votre impatience est compréhensible. Deuxième point : on a besoin de mettre en place rapidement un dispositif global commun à l’ensemble du territoire national. Sinon, les solutions temporaires de substitution qui sont menée ou installées sont susceptibles de mettre en place des pratiques, qu’on aura ensuite des difficultés à unir. Donc il faut que sur le plan juridique et sur le plan pratique on passe très vite à cette expérimentation.

Ce que je retire de votre propos, c’est qu’il faut qu’il y ait une information de l’ensemble de la population qui soit précise, simple, et facile d’accès. C’est tout un accompagnement en termes de communication qui va s’imposer. Le comité prévu dans le projet de texte aura donc un rôle important. Effectivement, le travail interministériel est relancé, il l’a été il y a dix jours au niveau du Premier ministre. L’ensemble des ministères concernés ont été, à la suite de la relance du Premier ministre, réunis le lendemain. Le dossier est compliqué car il est à la croisée des chemins de la tutelle qui s’exerce sur les SAMU et de celle qui s’exerce sur les services de sécurité civile, en particulier sur les pompiers. Les ministères ont des logiques, des procédures et des techniques dont il faut tenir compte. Le mot d’ordre est d’avancer le plus rapidement possible, et d’aboutir à l’expérimentation.

En ce qui concerne la dynamique européenne, la semaine prochaine se réunit à Bruxelles le groupe d’experts, dans lequel je représente la France. Ce point y sera abordé pour qu’on ne perde pas de temps. Je vous tiendrai informés de la forme que ça prend au niveau européen, et ce que nous, en France, nous faisons de manière interactive avec l’Union européenne.

Au-delà de la question du centre national, je lie cette question à celle plus vaste, et pour laquelle j’ai autant d’impatience que vous, qui est la question des centres relais. C’est un combat que vous menez avec ardeur, et malgré le temps, l’ardeur ne faiblit pas, elle a plutôt tendance à s’accroître, ce que je comprends parfaitement. Il faut que la dynamique créée par la création de ce centre nous permette de réactiver celle des centres relais. J’ai dit que c’était une étape préalable qui devait aboutir à la généralisation de ce mode de communication. Je suis toujours à vos côtés pour que cette technologie et ce système se mettent en place le plus vite possible.

(…) Vous pouvez compter sur moi pour que l’expérimentation soit suivie. Le cabinet de Madame Bachelot et celui de Monsieur Bertrand ont cette semaine fait un travail commun sur le sujet. Le dossier est activé, il doit aboutir rapidement, et vous pouvez compter sur moi pour, sur la base de cette relance, y veiller très fortement.

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