Suite à la ratification

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Néanmoins, toutes les initiatives du Parlement national dans ce sens sont jusqu’à présent restées dans l’oreille d’un sourd [25] qui, notamment aux seizième et dix-septième législatures, ont vu s’affronter des factions opposées.

La gestation trouble des mesures présentées reflète des positions hétérogènes. Ainsi, à côté de ceux qui rejettent catégoriquement cette reconnaissance considérant le BSI comme un danger – une menace pour l’apprentissage, l’éducation et l’intégration de ceux qui l’utilisent

– il y a ceux qui seraient prêts à la soutenir sans toutefois accorder de protection aux implications culturelles et linguistiques et enfin, ceux qui, comme l’écrivain, ont appris le LIS pour des raisons professionnelles, la considèrent comme une langue minoritaire et espèrent sa pleine reconnaissance.

Cela renforcerait en effet les garanties mises en place par une législation interne encore insuffisante et insuffisamment appliquée, avec des avantages indéniables – notamment dans le domaine de l’intégration (éducative et sociale) et de l’accessibilité – pour les personnes sourdes qui l’utilisent.

Outre les avantages en termes d’accessibilité et de preuves scientifiques au niveau linguistique, sur lesquels je ne m’étendrai pas plus loin, il y a aussi des raisons juridiques, comme la contrainte imposée par la Constitution à notre législateur.,

Suite à la ratification de 2009 (” le pouvoir législatif est exercé par l’Etat et les Régions dans le respect […] des obligations internationales “) et la circonstance que, aux fins de l’identification d’une minorité, on ne peut pas prendre comme paramètre l’enracinement d’une communauté dans un une portion territoriale spécifique est essentielle.

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