Veiller à ce que les personnes

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L’expression culture sourde, quant à elle, définit la manière dont les personnes sourdes qui utilisent les langues des signes, et s’identifient dans une communauté minoritaire, se décrivent et la réalité dans laquelle elles vivent: une constellation de représentations du monde, de comportements, coutumes, croyances et valeurs associées aux expériences typiques des sourds [22].

Il faut également rappeler que les «communautés sourdes» et la «culture sourde» sont des catégories qui ne peuvent être considérées simplement comme le produit d’un traitement «intrinsèque», c’est-à-dire limité aux sourds qui utilisent les L.

En fait, il ne faut pas oublier que la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées reconnaît expressément en plusieurs endroits l’identité linguistique et culturelle des personnes sourdes et leur appartenance à une «communauté» spécifique.

La référence est, par exemple:

à l’article 24, co. 3, lettre «b» selon laquelle «les États parties prennent des mesures appropriées, notamment pour: […] faciliter l’apprentissage de la langue des signes et la promotion de l’identité linguistique de la communauté sourde»;et à l’article 30, co.

4, selon lequel “les personnes handicapées ont droit, sur un pied d’égalité avec les autres, à la reconnaissance et au soutien de leur identité culturelle et linguistique spécifique, y compris la langue des signes et la culture des sourds”.À ces dispositions s’ajoutent également les articles 2, 9, 21 et les paragraphes suivants de l’article 24 susmentionné, en vertu desquels:

«Aux fins de la présente Convention […], on entend par« langue »les langues parlées et la langue des signes […]» (article 2);
Les États parties prennent toutes les mesures appropriées pour:

«[…] veiller à ce que les personnes handicapées puissent exercer leur droit à la liberté d’expression […]» en prévoyant notamment: «d’accepter et de faciliter l’utilisation de la langue des signes par les personnes handicapées dans les activités officielles»; «Reconnaître et promouvoir l’utilisation de la langue des signes» (article 21, paragraphe 1, lettres «b» et «e»);

«[…] la mise à disposition […] de services de médiation, y compris des guides professionnels, des lecteurs et des interprètes expérimentés en langue des signes afin de faciliter l’accessibilité aux bâtiments et autres installations ouverts au public» (art. 9, co. , lettre “e”).

“[…] veiller à ce que les personnes aveugles, sourdes ou sourdes-aveugles […] reçoivent une instruction donnée dans les langues […] et avec les moyens de communication les plus appropriés pour chacune […]” ; «[…] d’employer des enseignants, y compris des enseignants handicapés, qui sont qualifiés en langue des signes […]» (art. 24, par. 3, lettre «c» et par. 4).

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