En pensant spécifiquement

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Dans cette perspective, donc, le désavantage n’est pas seulement le résultat d’un manque physique, cognitif, psychique ou sensoriel, mais une condition qui découle d’une réponse totalement ou partiellement inadéquate – mais en tout cas insuffisante – de la société envers les personnes handicapées et leurs instances spécifiques.

Pour mieux comprendre cette nouvelle perspective à travers laquelle tenter de définir le handicap, il est nécessaire de garder clairement le concept de déficit – qui mesure la diminution d’une performance physique / cognitive / sensorielle, renvoyant ainsi à un objectif et, pour l’essentiel, aspect immuable

– de celui du handicap avec lequel nous entendons représenter l’ensemble des obstacles et des limites rencontrés par chaque personne handicapée dans la participation à des activités sociales qui, en revanche, est un facteur résolument variable.

Ces limites, en effet – étant étroitement liées à la relation de l’individu avec la société et dans la mesure où celle-ci est en mesure de préparer des outils et des services visant à réduire / contenir les barrières culturelles, communicatives et environnementales – semblent évoluer selon les les contextes et périodes de référence, le type de handicap et les ressources / compétences individuelles.

En pensant spécifiquement aux personnes sourdes – et en tenant compte du fait que le déficit auditif consiste en une réduction plus ou moins sévère de l’audition – il ne fait aucun doute que la sévérité du handicap lié à la surdité sera sensiblement réduite à chaque fois que le recours est envisagé (car exemple) à:

les personnalités professionnelles spécialisées prévues pour favoriser les processus d’intégration et d’apprentissage des élèves sourds et, en général, l’accessibilité (comme les assistants à la communication et les interprètes de la langue des signes italienne-Lis, visés à l’article 13, loi 104/1992);

des équipements techniques et des outils spécifiques dans le domaine éducatif et culturel, tels que des salles de classe avec amplificateurs à induction magnétique, des logiciels pédagogiques dédiés, des tableaux blancs interactifs multimédias (Lim), des systèmes d’écriture abrégée et rapide (sténotypage), des programmes de reconnaissance vocale et de respeaking;

langage clair (langage simplifié visant à obtenir des textes faciles à lire et compréhensibles dans la communication institutionnelle), pour garantir l’accès à l’information et aux services de l’administration publique, comme l’exige la loi Stanca no. 4/2004;
programmes de télévision avec sous-titres ou avec traduction LIS [8].

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