l’acceptation du déficit et la construction

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L’évolution de la représentation sociale du handicap, évoquée dans ces quelques lignes, a sans doute aussi connoté le «monde de la surdité» et ses protagonistes (les sourds, leurs familles, les professionnels impliqués à divers titres dans ce périmètre), provoquant une changement dans sa perception également par les médias de masse et par le législateur national et supranational.

Nous sommes ainsi passés d’une vision de la surdité comme «pathologie à guérir», handicap à normaliser et, dans la mesure du possible, «camouflage» – en ne considérant que les éléments d’une matrice «clinique-rééducative» – à une vision plus holistique de la personne sourde.

Si, en effet, un diagnostic précoce, des prothèses correctes, une exposition à la langue parlée et son enseignement formel apparaissent essentiels, l’acceptation du déficit et la construction de sa propre identité sont également fondamentales.

Comme cela s’est certainement produit dans d’autres contextes, le changement socioculturel a affecté la représentation de la surdité non seulement «à l’extérieur» – c’est-à-dire dans la communauté (majoritaire) des entendants

– mais aussi «à l’intérieur», que est en relation avec la manière dont les personnes sourdes elles-mêmes ont commencé à regarder leurs limites, capacités, instances et droits, y compris celui de s’exprimer dans leur propre langue (vocale ou visuelle-gestuelle [5] telle qu’elle est), en identifiant positivement avec lui et jouissant du respect des autres.

Cette prise de conscience a progressivement fait remonter à la surface un mouvement d’autodétermination et d’autodétermination qui transcende les frontières des États individuels et prend des dimensions supranationales. [6]

Déficit, handicap et modèle social du handicap

Les changements dans la représentation du handicap, une fois le «modèle médical» abandonné et avant d’atteindre le «bio-psychosocial», ont connu une étape significative constituée par l’élaboration du soi-disant «modèle social» du handicap, selon lequel le désavantage résultant d’un déficit / d’une maladie / d’une blessure est strictement lié à la manière dont la société organise l’accès aux droits, aux biens et aux services [7].

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