Cette nouvelle perspective

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Au fil du temps et de l’espace, la représentation du handicap a été affectée par l’influence de facteurs culturels et sociaux qui ont donné lieu à des attitudes différentes de temps à autre.

Ainsi, il y a eu beaucoup de discussions, et fait encore débat, pour savoir si les personnes handicapées devraient être prises en considération essentiellement pour les aspects liés à leur déficit.

Cette approche – qui implique sans doute une vision «médicalisée» de l’être humain, visant à traiter et à conformer les diversités indésirables [1] – est désormais contrastée par une idée de la diversité comme richesse à préserver, dans le but de maintenir non uniquement de l’identité des individus (et donc aussi des personnes handicapées), mais de la même identité collective.

Cette nouvelle perspective – qui fait référence à un «modèle bio-psychosocial» du handicap – a été révélée pour la première fois par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à travers la Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (Icf) [2] de 2001, puis reprise par les Nations Unies avec l’adoption en 2006 de la Convention relative aux droits des personnes handicapées [3].

Cette dernière place en effet, de manière très éloquente, parmi ses principes généraux “le respect de la différence et l’acceptation des personnes handicapées, en tant qu’élément de la diversité humaine et de l’humanité elle-même” (art. 3, par. 1, lettre “d”) .

Dans la nouvelle voie tracée par ces importants documents de l’OMS et de l’ONU, qui visent sans aucun doute à appréhender la phénoménologie humaine dans son intégralité, de nombreux mots ont germé.

Parmi tous, on se souvient de ceux du savant Francesco Viola: «si les êtres humains sont égaux, les gens sont différents, parce que leurs conditions de vie sont multiples. Ce sont des hommes et des femmes, des enfants, des adultes et des personnes âgées, des travailleurs et des consommateurs […] », des personnes handicapées, des individus aux identités différentes.

«Toutes ces conditions de vie sont constitutives de la personne, de sorte qu’elle a besoin d’être protégée au regard des besoins et intérêts liés à son état de vie particulier […]». Par conséquent, bien que les individus partagent de nombreuses caractéristiques, intérêts et besoins – sinon il n’y aurait pas de communautés, et nous ne pourrions pas non plus identifier les valeurs et les libertés à protéger – “[…] le respect de l’être humain en tant que tel suppose, envers la personne , un caractère multiforme […] “. [4]

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