Le groupement peut également persuader

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La plupart des partis régionaux font dépendre leur soutien au gouvernement de la présence de l’UP en son sein. Il s’agit, avec un total de 25 sièges, du Parti national basque (PNV), de l’Unité du Pays basque (EH Bildu), de la Gauche républicaine catalane (ERC) et du Compromis valencien.

EH Bildu et l’ERC sont des partis séparatistes espérant que le gouvernement UP sera plus ouvert au dialogue sur l’indépendance de la Catalogne et du Pays basque. À leur tour, PNV et Compromis comptent sur le soutien de l’UP pour accroître les compétences de leurs régions.

Conclusions et perspectives

Sánchez veut forcer le soutien de l’UP à son gouvernement et conduire à la marginalisation de ce groupement. À cette fin, il utilisera les divisions internes de PA. Les dirigeants de l’IU et d’Eco se rendent compte que leurs partis sont trop insignifiants pour obtenir des postes ministériels.

Ils prennent également en compte le risque que leurs députés ne soient pas réélus en cas d’élections anticipées et une nouvelle baisse du soutien à l’UP. Cependant, l’échec des négociations peut inciter Podemos à construire un nouveau groupement avec les parties régionales, y compris les séparatistes.

La création d’une telle alliance augmenterait l’instabilité politique de l’Espagne.

Il existe trois scénarios possibles pour l’évolution de la situation. Le premier suppose le soutien du gouvernement PSOE par l’Autorité palestinienne au prix d’un accord de programme, ce qui augmenterait le risque de crises politiques récurrentes.

L’UP pourrait rompre la coalition en profitant de situations obligeant le gouvernement à s’écarter du programme établi. La deuxième option est un gouvernement de coalition avec une participation minimale de l’UP, par exemple sous la forme de deux ministres. Cela permettrait au PSOE d’assujettir le partenaire de la coalition et de prendre progressivement le contrôle de son électorat.

La troisième option consiste à organiser des élections anticipées. Cependant, il est peu probable que le PSOE obtienne alors un soutien suffisant pour une gouvernance indépendante, et la pression croissante sur la formation d’un gouvernement obligerait à conclure un accord avec l’AP à des conditions moins favorables qu’aujourd’hui.

Le plus probable est la formation d’un gouvernement avec peu de participation de l’UP, ce qui entraînera, entre autres, augmenter le déficit budgétaire, ce qui peut conduire à un différend avec la Commission européenne.

Le groupement peut également persuader le gouvernement d’agir conjointement avec d’autres pays contre les sanctions de l’UE contre la Russie ou de réduire le nombre de soldats espagnols participant aux missions de l’OTAN. Cependant, la mise en œuvre de ces exigences est peu probable, car la politique étrangère restera du domaine du PSOE.

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