L’ambition est de refaire

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La Grèce et Chypre sont en première ligne contre la Turquie, qui a revendiqué le droit d’exploiter des gisements de pétrole dans une zone maritime qu’Athènes considère comme étant sous sa souveraineté.

▲ Le président français avait déjà critiqué, mercredi, les “tentations impérialistes de certaines grandes puissances méditerranéennes” et appelé l’Europe à défendre ses “intérêts énergétiques géostratégiques” dans cette région

Le président français Emmanuel Macron a appelé jeudi l’Europe à avoir une voix plus unie, plus claire et plus ferme vis-à-vis de la Turquie, qui “n’est plus un partenaire” de la Méditerranée orientale.

“L’Europe doit avoir une voix plus unie et plus claire” par rapport à la Turquie, a déclaré Macron avant le sommet des pays du sud de l’Union européenne (Med7), qui s’est tenu en Corse. “Nous, Européens, devons être clairs et fermes avec le gouvernement du président (turc, Recep Tayyip) Erdogan, qui a aujourd’hui un comportement inacceptable”, a déclaré le chef de l’Etat français. Le président français a déclaré qu’il fallait “clarifier” les intentions du chef de l’Etat turc, tout en soulignant cependant sa “profonde volonté” de “reprendre un dialogue fructueux avec la Turquie”.

“Il y a eu des pratiques inacceptables au large des côtes libyennes”, a déclaré le chef de l’Etat français.

“La Turquie a signé des accords inacceptables avec le gouvernement de l’Union nationale libyenne, niant les droits légitimes de la Grèce”, a déclaré Macron, précisant en outre que “la Turquie a des pratiques de forage dans la zone chypriote (…) qui sont aujourd’hui inacceptables”.

«Il est clair qu’aujourd’hui la Turquie n’est plus un partenaire dans cette région» de la Méditerranée orientale, a déploré le président français.

L’ambition est de refaire «la« pax mediteranea », c’est-à-dire un espace de circulation des cultures, des connaissances (…) et non un espace de conflit ou de misère», a également déclaré Macron. Le président français avait déjà critiqué, mercredi, les «tentations impérialistes de certaines grandes puissances méditerranéennes» et appelé l’Europe à défendre ses «intérêts énergétiques géostratégiques» dans cette région.

La Grèce et Chypre sont en première ligne contre la Turquie, qui a revendiqué le droit d’exploiter des gisements de pétrole dans une zone maritime qu’Athènes considère comme étant sous sa souveraineté. Ces dernières semaines, ces pays ont manifesté leur mécontentement face aux déclarations incendiaires, aux manœuvres militaires et aux expéditions vers la zone de conflit de l’est de la Méditerranée.

La France a clairement montré son soutien à la Grèce en envoyant des navires de guerre et des avions de combat dans la région, une initiative vivement critiquée par le président turc. Parmi les capitales européennes, au moins Paris et Athènes ont l’intention de mettre ces tensions au centre de l’agenda de l’Union européenne lors du prochain sommet du bloc des 24 et 25 septembre, avec la menace de sanctions contre la Turquie.

Ce jeudi après-midi, Emmanuel Macron participera au septième sommet de Med7, un forum informel des pays du sud de l’UE, avec les premiers ministres du Portugal, António Costa, d’Italie, Giuseppe Conte, d’Espagne, Pedro Sanchez, de Grèce, Kyriakos Mitsotakis et de Malte, Robert Abela; et aussi avec le président chypriote Nikos Anastasiades. Les dirigeants européens discuteront principalement de ces récentes tensions dans la région méditerranéenne, entre autres questions.

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