http://www.unisda.org | CONGRÈS DE L’UNISDA LE 8 OCTOBRE 2005 AU PALAIS DES CONGRÈS DE PARIS

0

Le test est réalisé à l’aide d’une petite sonde recouverte d’un capuchon en caoutchouc qui émet des sons et enregistre en même temps les sons émis par la cochlée. L’instrument fournit le résultat PASS s’il a reçu le son émis par la cochlée, ou REFER s’il ne l’a pas reçu.

Les enfants sans facteurs de risque audiologiques qui réussissent le test (PASS) sont certes dotés d’une fonction auditive normale, tandis que les enfants qui sont REFER, c’est-à-dire qui ne réussissent pas le test, nécessitent un diagnostic plus poussé par l’ABR: potentiels évoqués auditifs du tronc encéphalique . L’ABR consiste à envoyer un stimulus sonore à l’oreille et à enregistrer l’activité électrique que cela évoque dans les voies auditives.

L’examen peut être administré rapidement (ABR automatique, dépistage de niveau II) ou, si l’ABR automatique n’est pas suffisant, de manière complète (dépistage de niveau III), c’est-à-dire en envoyant des stimuli sonores d’intensité croissante jusqu’à définir une estimation électrophysiologique du seuil d’audition. Dans ce dernier cas, l’ABR permet de quantifier la nature et le degré de perte auditive, et donc d’arriver à un diagnostic de certitude.

En même temps que tous les tests de seuil d’audition, il est possible à tout âge d’effectuer des évaluations objectives qui permettent d’étudier la fonctionnalité de la membrane du tympan et de la chaîne ossiculaire de l’oreille. Ces tests sont collectivement appelés impédancemétrie. Ils sont particulièrement utiles dans l’étude des maladies couramment rencontrées chez les enfants, telles que l’otite moyenne exsudative et le catarrhe tubaire.

Si la surdité est tardive ou progressive

L’examen des otoémissions acoustiques permet d’identifier rapidement les formes de surdité déjà présentes à la naissance, mais dans certains cas le problème pourrait survenir dans les mois et / ou années suivants, ou l’enfant pourrait souffrir d’une surdité progressive dont la situation s’aggrave avec le temps. .

En effet, les limites du dépistage auditif néonatal sont représentées par l’impossibilité d’identifier une surdité neurosensorielle légère déjà présente à la naissance et une surdité tardive. On sait que trois bébés sur 1000 développent une perte auditive neurosensorielle après avoir passé un dépistage auditif néonatal.

Pour cette raison, il est d’une importance fondamentale, dans le premier prélèvement anamnestique (c’est-à-dire l’entretien avec le clinicien qui réalise ou rapporte le test de dépistage, ou avec le pédiatre de famille qui traite l’enfant), d’identifier la présence de tous les facteurs de risque qui rendent nécessaire la poursuite d’une surveillance audiologique même en cas de «PASS» aux émissions acoustiques.