http://www.unisda.org | Suites du CNCPH du 3 septembre 2008

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Les indicateurs de risque de surdité d’apparition tardive, décrits par le Comité mixte sur l’audition infantile, sont principalement représentés par les facteurs suivants:

  • Inquiétude / doute parental
  • Développement de la parole / communication retardé
  • Antécédents familiaux de surdité neurosensorielle infantile
  • Syndromes génétiques
  • Hospitalisation en USI néonatale de plus de 5 jours avec besoin d’assistance ventilatoire ou de circulation extracorporelle
  • Infections congénitales, telles que CMV, HSV, rubéole, syphilis, toxoplasmose
  • Infections acquises, telles que méningite bactérienne et virale, rougeole, oreillons
  • Exposition à des médicaments ototoxiques
  • Hyperbilirubinémie nécessitant une plasmaphérèse
  • Traumatisme crânien avec fractures de la base du crâne

Syndromes neurodégénératifs (par exemple, syndrome de Hunter, Charcot-Marie-Tooth)
Tout enfant présentant des indicateurs de risque de surdité progressive ou tardive qui a réussi le dépistage à la naissance doit donc bénéficier d’un suivi audiologique tous les 6 mois jusqu’à 3 ans de vie, même avec un développement régulier du langage.

Dans tous les autres cas, pour les enfants qui n’ont pas de facteurs de risque et qui ont obtenu un résultat négatif à l’occasion du dépistage néonatal, il ne reste que l’arme d’observation, une arme pourtant un peu émoussée, car elle est très difficile pour une mère doit remarquer s’il y a un problème d’audition au cours de la première année de la vie d’un bébé.

La profonde communion entre la mère et l’enfant signifie que leur communication, faite de gestes, de regards, d’expressions, n’a pas besoin du canal verb-acoustique. En général, on ne s’attend pas à ce que les parents soient appelés à remarquer un problème d’audition, car il n’est absolument pas facile de le remarquer, surtout à un très jeune âge.

C’est le système de santé qui doit y faire face, par le dépistage audiologique à la naissance (pour les enfants nés sourds) et sous la supervision du pédiatre (pour ceux qui ont des problèmes d’audition au début dans les premières années de la vie) qui l’examen approfondi du cas dès qu’il soupçonne que le patient souffre d’une perte auditive.

Pour tous les nouveau-nés, en effet, le suivi normal de la réalisation des «jalons» du développement psycho-physique et communicatif-linguistique doit être effectué régulièrement par le pédiatre de famille. Tous les enfants doivent subir un dépistage objectif développemental complet avec une évaluation standardisée et validée à 9, 18 et 24-30 mois, ou à tout moment si le clinicien ou la famille a des inquiétudes.

Quand suspecter un trouble auditif

En présence d’un problème auditif non traité, l’enfant aura un retard et un développement atypique de la compréhension et de la production de la parole, plus la perte auditive est sévère. Le diagnostic précoce joue un rôle fondamental en empêchant le cerveau plastique de l’enfant de se réorganiser, en attribuant les zones responsables du traitement auditif du langage à d’autres systèmes.