http://www.unisda.org | Détresse psychologique : message de Nadine Morano, secrétaire d’État à la Famille et à la Solidarité

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La perte auditive chez les enfants et les adolescents est-elle liée à des troubles psycho-pathologiques? Un article récent, qui contient de nombreuses études liées au problème, tente de répondre à cette importante question. Vous pouvez trouver le résumé de l’étude en cliquant ici.

La perte auditive est une condition aux multiples visages et aux aspects médicaux et sociaux pertinents. Cette étude vise à examiner les relations entre la surdité et les troubles psycho-pathologiques et l’effet d’une communication altérée avec la vie de famille, en particulier les interactions parent-enfant sont prises en compte.

Une très grande limitation de ces études s’avère être méthodologique. Une évaluation précise est en fait entravée par le langage immature des enfants atteints de surdité et rendue difficile en raison de la difficulté d’établir une relation si l’enfant ne comprend pas l’examinateur.

Ces difficultés se reflètent également dans les résultats des études menées jusqu’à présent: dans la littérature, la prévalence des symptômes psychiatriques chez les enfants et adolescents malentendants varie de 15% à 60%.

Alors que l’autisme et la surdité peuvent confondre leurs diagnostics respectifs chez les enfants, de nombreuses études montrent que les deux conditions sont souvent liées. La raison de cette association n’est toujours pas claire. De nombreux auteurs conviennent que la perte auditive n’est pas une cause de l’autisme, mais la surdité peut être un signe de lésions cérébrales dans l’autisme lui-même.

Bien que de nombreuses études aient trouvé une relation entre la perte auditive et la dépression, l’anxiété et la peur sociale, la plupart des recherches concluent que ces conditions ont la même prévalence chez les enfants et adolescents malentendants et non / malentendants.

Certaines études ont lié la surdité à une impulsivité accrue. Cette impulsivité n’est pas à confondre avec le fameux ADHA (trouble déficit de l’attention / hyperactivité). Ce trouble n’est pas lié aux types héréditaires de surdité, mais a un certain lien avec les types acquis de surdité.

Des études récentes ont montré que la présentation de la schizophrénie peut varier chez les enfants et adolescents ayant une perte auditive par rapport à ceux ayant une audition normale. Les causes doivent être recherchées dans la fréquence plus élevée des hallucinations visuelles.

En conclusion, bien que l’incidence des troubles psycho-pathologiques, émotionnels et comportementaux puisse varier chez les enfants malentendants et chez les enfants ayant une audition normale, cela ne semble pas statistiquement significatif.

Les facteurs démographiques, médicaux et éducatifs sont bien plus importants.

Les conditions sanitaires et sociales, le degré de perte auditive, les capacités de communication et la privation sociale pourraient jouer un rôle important. De plus, de nombreux auteurs mettent l’accent sur d’autres variables telles que les méthodes éducatives et l’adaptation et le soutien familial (en particulier les parents).

Une démonstration de ce dernier point serait le fait que les enfants malentendants ou sourds de parents eux-mêmes malentendants ou sourds auraient un meilleur développement cognitif et émotionnel que les enfants sourds de parents entendants normaux.

Le sujet de l’étude est intéressant et important et jette les bases pour mieux aborder le problème. Nous espérons qu’à l’avenir nous pourrons surmonter les barrières méthodologiques et avoir plus de certitudes.